
Le cirque de Mafate, extrêmement difficile d’accès, devient dès la période de l’esclavage un refuge pour les marrons, des esclaves en fuite provenant des plantations côtières.
Les esclaves d'origines malgaches ou d'Afrique de l'Est se regroupent et recréent des sociétés à l'image de leurs pays de naissance. Recherchés, poursuivis par des mercenaires, le sort des esclaves repris était souvent funestes.
La force de la majorité des survivants : Une parfaite connaissance du relief accidenté du cirque.
Les premiers habitants de Mafate ne sont donc pas des colons mais des réfugiés en quête de liberté.

Après l’abolition de l’esclavage en 1848, les anciens esclaves et quelques familles pauvres s’installent plus durablement dans le cirque :
C’est à cette période que se forme l’identité du Mafatais : un montagnard isolé, autonome et profondément attaché à son territoire.

Jusqu’à la seconde moitié du XXᵉ siècle :
L’isolement forge une culture basée sur la solidarité, l’ingéniosité et un lien profond avec la nature.

Contrairement à Salazie et Cilaos ne possède aucun accès routier, Mafate reste unique !
Toute forme de modernisation se fait obligatoirement à pied ou progressivement en hélicoptère.
Malgré les progrès, la vie mafataise demeure atypique et exigeante.
Depuis 2010, Mafate fait partie des Pitons, cirques et remparts de La Réunion, classés à l’UNESCO.
Les Mafatais continuent à vivre en préservant un équilibre délicat :
Mafate reste le seul territoire français entièrement inaccessible en voiture, symbole à la fois de résistance, de liberté et de patrimoine naturel.
L'Histoire et les conditions de vie ont forgé le caractère profondément ancré des Mafatais. Cette culture est marquée par :
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